Lorsque, dans nos malheurs, un ami nous console, la peine diminue et le chagrin s'envole.
Chacun le répète en tous lieux, et je le dis aussi, ma femme, par ses accents mélodieux, trouve le chemin de notre âme ; en elle tout est enchanteur, ma femme possède à merveille l'art de déchirer notre cœur, mais jamais notre oreille.
La méditation est la compagne inséparable de l'étude, elles habitent la même demeure.
La méditation est une attention détaillée et réfléchie ; elle est indispensable pour connaître, pour approfondir chaque sujet, chaque matière.
Un homme violent est toujours prompt à lever la main, il frappe dès qu'il menace.
Un homme qui s'emporte est sujet aux injures, il se fâche aisément.
Estimez un chacun dans sa profession, et ne critiquez point par ostentation.
Il est bien rare que l'opulence n'augmente pas la méchanceté naturelle, et qu'elle fasse le bonheur.
L'opiniâtreté est le défaut ordinaire des sots et des bêtes. Savoir mollir et se prêter dans l'occasion est une marque de prudence. L'habile pilote baisse ses voiles quand le vent souffle avec trop de véhémence.
Les paroles de l'amour, les regards de la bienveillance consolent toujours le malheureux.
Si vous désirez que les autres ne vous offensent ni dans vos biens, ni dans votre personne, ni dans votre honneur ; respectez donc leurs biens, leur personne et leur honneur.
Chers enfants, vos parents ont des défauts comme tout le monde, oubliez-les ; ils ont de l'humeur, attendez le retour de leur tendresse ; ils vous parlent avec sécheresse, pardonnez-le à leur âge. Le contentement prolonge la vie, rendez-les contents. Est-il pour un enfant un spectacle plus doux que le sourire de la reconnaissance sur les lèvres d'un père ou d'une mère ? Honorez toujours vos parents.
Respectez toujours l'opinion de vos parents lors même qu'elle n'est pas conforme à la vôtre.
La nature a marqué deux moments dans la vie où l'homme n'existe que par les autres : l'enfance et la vieillesse. Dans la vieillesse de votre mère et de votre père, souvenez-vous de votre enfance. Sachez, s'il le faut, vous priver de vos plaisirs pour leur procurer l'aisance.
Chers enfants, craignez l'esprit d'indépendance, il fait les fils ingrats.
Chers enfants, vos parents ont été vos maîtres, il faut qu'ils restent vos guides.
Chers enfants, votre père est le chef de famille qui veille sur vous, son autorité est sacrée.
Redoublez d'égards pour l'homme que vous avez obligé, et d'amour pour l'homme qui vous oblige.
Pardonnez à l'homme farouche, aux esprits faux, aux présomptueux, à l'étourdi, à l'homme vain, et à bien d'autres leurs défauts. Sans l'indulgence et le pardon vous ne conserverez pas la paix.
La politesse est l'expression de la bienveillance ou de la générosité dans les petites choses.
Cherchez à plaire, mais souvenez-vous que flatter c'est tromper.
Faites-vous respecter afin qu'on aime dans votre bouche la justice et la vérité.
Cherchez à entretenir des sentiments agréables dans le cœur de l'homme de bien.
Craignez, en montrant le sentiment de votre mérite, de réveiller dans les autres le sentiment de leur faiblesse.
Ménagez dans la dispute les passions des autres ; l'homme passionné n'a pas toute sa raison.
Combattez avec courage, mais sans dédain, les erreurs funestes au bonheur des hommes.
Conservez votre opinion si vous la croyez vraie, mais ne vous élevez pas contre toute espèce d'erreurs, il y en a d'indifférentes.
Vous confie-t-on un secret ? C'est un dépôt fait en toute confiance ; ne violez jamais le dépôt.
Pardonnez les offenses qui ne nuisent pas au bonheur de votre vie, mais demandez justice des autres.
Chers enfants, soyez tendres et dociles envers vos parents, voilà les véritables vertus de l'enfance.