Les seuls biens légitimes sont ceux que nous offre avec plaisir une main libérale.
Ruse ou valeur, tout est bon quand il s'agit de triompher d'un adversaire.
Il est peu de mortels qui consentent à partager les maux de l'amitié malheureuse !
Il est téméraire de mesurer ses forces avec un plus puissant que soi !
Les charmes de la poésie font oublier aux âmes sensibles les plus rudes fatigues.
L'hypocrisie, sous les couleurs d'un langage séduisant, voile la perfidie et le mensonge.
L'envie s'attache aux œuvres du génie sans jamais sévir contre la faiblesse et l'ignorance.
De tous les biens, les plus durables sont ceux qu'une main divine verse sur les mortels.
En amour, comme en toutes choses, il faut saisir l'occasion et n'obéir qu'à des penchants honorables et légitimes.
Nous n'avons point reçu de la nature et des dieux les mêmes inclinations, les mêmes penchants ; le sort d'un homme n'est point celui de l'autre.
Le miel et les aimables fleurs elles-mêmes ont aussi leur dégoût.
Le repos est doux en tout ouvrage.
La mort, comme un flot rapide, entraîne également celui qui l'attend et celui qui ne l'attend pas. La gloire seule reste aux héros au-delà du trépas quand un dieu bienfaisant prend soin de la publier.
Chez la plupart des hommes le cœur se laisse aisément aveugler !
Les mortels ne naissent pas tous pour une égale félicité : mille accidents font pencher en sens contraire la balance de leur sort.
Une intelligence sublime nous donne quelques traits de ressemblance avec la divinité.
Faible mortel, l'homme n'est rien, et les dieux habitent à jamais un ciel d'airain.
Douce allégresse qui suis la victoire, tu es le meilleur médecin des fatigues et des travaux.
Jamais le renard fauve et les lions rugissants n'échangeront entre eux leur nature.
Qui veut triompher d'un obstacle doit s'armer de la force du lion et de la prudence du serpent.
Ô mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible !
Il faut savoir s'accommoder à sa fortune présente.
L'homme accablé de ses propres malheurs oublie les maux de ses semblables.
L'homme habile a d'autant plus de talent qu'il n'a pas recours à de vains artifices.
À de grands malheurs succède une félicité plus grande encore.
La coutume est la reine du monde.
Le sage à qui la Fortune accorde ses faveurs doit en jouir honorablement, et pour acquérir une bonne renommée et pour les partager avec ses amis ; car telle est notre commune destinée, de pouvoir tous être en butte au souffle du malheur.
Le conseil de la sagesse, cet instinct de l'âme, dans les événements du passé nous découvre l'avenir.
Tous les mortels n'ont point eu les mêmes dons en partage, mais tous doivent prendre la nature pour guide et marcher d'un pas assuré dans les sentiers de la droiture.
Les gens de bien réduisent la calomnie au silence.
Le succès est dans la main de la divinité.
L'inconstante fortune dispense aux mortels ce qu'ils n'espéraient point obtenir, tantôt elle leur enlève ce qu'ils se croyaient déjà sûrs de posséder.
Ce que le destin nous refuse aujourd'hui, demain peut-être il nous l'accordera.
Heureux le mortel qui touchant aux noirs confins de la vie lègue à ses enfants chéris une bonne renommée, le plus précieux de tous les biens : sa mort est un doux sommeil.
L'opulence de l'homme puissant aiguise les traits de l'envie et fait frémir tout bas l'indigent.
Celui qui, emporté par ses désirs, possède enfin le bonheur après lequel il a tant soupiré doit se hâter d'en jouir, car il n'est point de signes auxquels l'homme puisse prévoir même les événements d'une seule année.
Le mortel qu'un dieu daigne conduire voit toujours un commencement prospère couronné d'une fin glorieuse.
Louez avec franchise même un ennemi lorsqu'il s'est signalé par de brillants exploits.
La vie n'a de jouissance et de gloire qu'autant que Jupiter répand sur elle un rayon de sa bienfaisante lumière.
La satiété est mère du dégoût.