Il faut plaindre les demi-drôles : leur conscience a des clartés intermittentes.
Quand un homme a deux amis, ce n'est que pour se plaindre alternativement de chacun d'eux à l'autre.
Il ne faut que de l'esprit pour savoir louer les gens ; il faut de l'esprit et du cœur pour savoir les plaindre.
Mes malheurs m'ont appris à plaindre ceux des autres.
Plaignons ceux qui se plaignent. De toutes façons ils sont à plaindre.
Nous refusons de plaindre ceux qui ont tort et qui souffrent par leur faute. — Ils sont pourtant doublement à plaindre.
Il y a des gens que le malheur rend à plaindre, mais qu'il ne saurait rendre intéressants.
Une femme ne plaint une autre femme que pour se ménager le droit de la blâmer.
Pour faire du bien aux hommes qui ne voient point le bout du tunnel, il faut les plaindre et non les mépriser, et dire d'eux, non pas : les imbéciles ! mais : les malheureux !
Quand il n'est plus le temps de se plaindre, il n'y a plus qu'à souffrir.
Il n'est pas dans le cœur humain de se mettre à la place des gens qui sont plus heureux que nous, mais seulement de ceux qui sont plus à plaindre.
Plaignez les infortunes de vos frères, et ils ne se réjouiront point des vôtres.
Le prodigue de son temps est bien plus à plaindre que celui qui l'est de son argent.
Ceux qui se louent sont très agréables à côté de ceux qui se plaignent.
Je plains ceux qui n'ont pas besoin de rendez-vous avec eux-mêmes.
Que c'est dur d'être plaint par ceux qu'on n'aime pas !
Ceux qui sont plaints sont souvent moins à plaindre que ceux qui les plaignent.
On aime quelquefois plus à être calomnié que plaint : affaire de goût.
Que je plains les gens qui ont besoin du silence d'un domestique !
Qui ne plaint personne ne mérite pas qu'on le plaigne.
Cessez donc de gémir, de vous plaindre, sans jamais agir ; vivez vos moments présents, comme votre ultime instant.
Plus je vis, moins je dédaigne et plus je plains.
Les mauvais coucheurs ne méritent pas qu'on les plaigne.
Le droit que nous avons de nous plaindre de quelqu'un nous ôte le pouvoir de le juger.
On se plaint de la brièveté de la vie, et tous nos efforts tendent à la passer brièvement.
Plaindre un malade, ce n'est pas le blâmer.
Le bonheur a sa mélancolie. Nous trouvons toujours le secret de nous plaindre : tantôt c'est la vie qui ne suffit pas à notre cœur, tantôt c'est notre cœur qui ne suffit pas à la vie.
Beaucoup se plaignent que le ciel est trop loin, mais la terre est plus loin de l'homme que le ciel.
L'indulgence porte à plaindre les hommes plutôt qu'à les condamner.
Toujours plaindre quelqu'un est le meilleur moyen d'augmenter sa faiblesse et sa paresse.
Se plaindre sans amertume est le propre du paresseux.
Plains les méchants, pour avoir le courage de t'occuper d'eux.
Alors qu'on se sait plaint, c'est presque un plaisir que de souffrir.
Ceux qui se plaignent le plus, sont ceux qui sont le moins à plaindre.
Si l'on plaint d'un vieillard le sort infortuné, on plaint également l'enfant abandonné.
Cessez donc de vous plaindre de la société, vous n'y changerez rien !
Quand quelqu'un nous plaint, il soulage nos maux.
Rien n'est plus insupportable aux autres que nos gémissements si ce n'est nos murmures ou notre censure. Tâchons de ne pas juger et de ne pas nous plaindre.
Certains nous plaignent avec tant d'entrain et de conviction qu'on ne sait plus comment les remercier.
Tout le monde ne peut pas avoir une femme qui se débrouille et ne se plaint jamais.
Pour plaindre ceux qui souffrent, il faut avoir souffert.
Pour se faire aimer, il suffit de plaindre.
Je plains la femme qui a eu le malheur d'être unie à un sot, c'est le plus intraitable des animaux.
Celui qui n'a pas assez d'esprit pour bien parler ni assez de jugement pour se taire est à plaindre, mais ceux qui sont contraints de l'écouter, le sont encore plus.
On ne devrait jamais se plaindre, il y a toujours pire.
Se plaindre de mourir, c'est se plaindre d'être homme.
Je plains l'homme accablé du poids de son loisir.
Attachez-vous à la vertu, vous n'aurez pas à vous plaindre de la fortune.
Celui-là loue encore l'amour qui a le plus à s'en plaindre.
Sous prétexte de nous plaindre on nous fait parler quelquefois, afin de mieux se moquer de nous.
Chacun dans son ennui envie un autre humain qui se plaint comme lui.
Le malheureux veut encore être plaint, n'est-il donc pas déjà assez malheureux ?
Il n'est tels que les malheureux pour se plaindre les uns les autres.
Que ceux qui se plaignent de l'infidélité des autres, s'examinent bien avant ; ils reconnaîtront souvent qu'ils ont manqué les premiers de fidélité.
On ne plaint jamais dans autrui que des maux dont on ne se croit pas exempt soi-même.
Comme on croit presque toujours à l'amour de la femme et toujours à l'amour-propre de l'homme, on plaint presque toujours la jalousie de la femme, et toujours on rit de celle de l'homme.
La vie est une pente glissante pour tous ; plaignons ceux qui tombent, et ne condamnons point, sans pitié, ceux que la vanité et la crainte seules, peut-être, nous ont empêchés d'imiter ou de dépasser dans le mal. Cherchons plutôt le côté excusable des personnes et des choses, car l'indulgence, comme l'admiration, est saine à l'âme.
Au lieu de nous plaindre des médisants, remercions-les plutôt de ce qu'ils n'ont pas dit de nous autant de mal que nous en savons et que nous en pourrions dire nous-mêmes.
Qui n'est plaint bien souvent se plaint?