Quelqu'un vous rend-il un bon office, vite, donnez, donnez ! Bien peu de gens attendent avec confiance, d'un jardin tranquille, les fleurs de la reconnaissance.
Flirt : Reconnaissance du terrain avant l'assaut.
Je m'accuse d'avoir cherché la reconnaissance d'une société à laquelle je refuse mon estime.
Si la bienfaisance était toujours désintéressée, la reconnaissance le serait davantage.
La reconnaissance est le seul plaisir qui ne soit jamais mêlé de honte ou de regrets.
Exiger de la reconnaissance, c'est vendre ses services.
L'individu ne reçoit une dimension humaine que par la reconnaissance d'autrui.
La reconnaissance est semblable à cette liqueur d'Orient, dont parlent les voyageurs, qui ne se conserve que dans des vases d'or ; elle parfume les grandes âmes, et s'aigrit dans les petites.
Un peu de gaieté, de reconnaissance et d'audace font grand bien !
Reconnaissance d'héritier ne se peut révoquer.
La reconnaissance part naturellement d'une belle âme ; les âmes vulgaires n'en connaissent que le mot.
La reconnaissance est une dette que les enfants n'acceptent pas toujours à l'inventaire.
La reconnaissance vieillit vite.
Le présent qu'un ami t'offre en son indigence, quelque petit qu'il soit, reçois-le avec bonté ; et pour premier effet de ta reconnaissance, vante sa libéralité.
L'amour n'est peut-être que la reconnaissance du plaisir.
La reconnaissance est une plante qui fleurit que sur une terre arrosée par l'intérêt.
La reconnaissance lutte avec l'impatience et le mécontentement.
On a de la reconnaissance à ses amis quand ils se portent bien.
Les assurances répétées de reconnaissance n'en sont qu'un signe équivoque.
Dans la plupart des hommes, la reconnaissance n'est souvent qu'extérieure ou passagère. Le sentiment vif que nous avons du bien, lorsque nous le recevons, fait toujours naître dans notre cœur une sorte de reconnaissance, mais elle s'efface peu-à-peu avec le souvenir du bienfait.
Comptez sur la reconnaissance, quand l'intérêt vous en répond.
La reconnaissance serait plus douce si elle ne nous rappelait pas que nous avons eu besoin du bienfait.
La reconnaissance est plus facile à un inférieur qu'à un égal, elle ne change pas les situations respectives.
La vraie bonté n'attend pas même un retour de reconnaissance ; il lui suffit de la joie inexprimable de voir ses bienfaits fructifier en bonheur pour autrui.
L'étalage d'un bienfait en ravit tout le mérite ; il dispense de la reconnaissance, car il paye son auteur en devenant pour lui un moyen d'ostentation, et il serait mal venu s'il se plaignait de l'ingratitude de son obligé.
La reconnaissance est l'aimant des bons cœurs.
La bienfaisance pure est presque aussi rare que la vraie reconnaissance.
S'il est plus doux de faire du bien à ceux qui en auront de la reconnaissance, il y a plus de vertu et de grandeur d'âme à en faire à ceux de qui l'on n'attend rien.
La reconnaissance est un devoir, non seulement à l'égard de nos parents qui sont nos premiers et nos plus grands bienfaiteurs, mais aussi à l'égard de tous ceux qui nous ont fait du bien. On se couvre d'ignominie quand on y manque.
La reconnaissance est un devoir que les ingrats manquent souvent à l'égard de leur bienfaiteur.
N'exigez jamais de reconnaissance, et l'on vous en rendra davantage.
Exiger de la reconnaissance, c'est en exempter.
Oblige-t-on les gens riches, leur reconnaissance ne pèse pas une plume ; leur fait-on la moindre offense, leur vengeance tombe sur vous comme le plomb.
Les bienfaits ne se paient noblement que par une vive reconnaissance.
La lenteur à s'acquitter d'un bienfait est quelquefois le fruit de la reconnaissance la plus tendre.
Celui qui aime passionnément une femme, éprouve pour toutes un sentiment de reconnaissance, qui semble personnel à chacune d'elles.
C'est au débiteur de tarifer la reconnaissance, et non au créancier.
Déjà heureux du bien que tu fais, il te faut encore la reconnaissance de celui que tu obliges, tu veux donc être payé deux fois ?
Pour toutes les femmes, la reconnaissance c'est de l'amour : aussi aime-t-on à les obliger.
Qu'un honnête homme qui a fait aux autres tout le bien qu'il a pu, vienne à tomber dans l'infortune, combien s'en trouvera-t-il parmi ceux qu'il a comblés de bienfaits qui ne croient avoir de bonnes raisons pour se dispenser des devoirs de la reconnaissance ?
Le plus juste et le plus doux des sentiments est la reconnaissance.
La reconnaissance est un des plus beaux fruits de l'amitié, ces deux sentiments s'unissent et se confondent. Ce qui est plus difficile et plus rare, c'est d'exciter la reconnaissance d'un ennemi ; pour remporter cette victoire, il faut se vaincre soi-même, résister aux passions qui poussent à la vengeance et n'écouter que la générosité qui conseille la clémence.
Rien de plus noble que la reconnaissance, rien de plus vil que l'ingratitude ; autant un trait de reconnaissance touche l'âme, autant un trait d'ingratitude lui fait horreur.
Excepté la justice, la vérité, l'honneur et le devoir, une âme noble sacrifiera tout, jusqu'à sa vie, à la reconnaissance.
La reconnaissance est un acte de justice. Le cœur peut le prendre à sa charge et le contresigner, mais ce n'est pas lui qui le dresse.
Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la reconnaissance.
L'ingratitude est la porte par où sortent ceux que la reconnaissance embarrasse.
Tu mens ! toi qui te vantes de ne rien devoir à personne, car tu mourras en devant à tout le monde ! N'as-tu pas, avant de rien produire, commencé par consommer les avances que la société a dû te faire ? Or, comme le travail du jour ne paie jamais que la dette de la veille, il suit que nous mourrons tous débiteurs envers la société. Donc prétendre ne rien devoir a personne c'est avoir une dette de plus que les autres : la dette de la reconnaissance.
La reconnaissance est le paiement du pauvre?