L'homme le plus religieux est celui qui est le plus rempli d'amour, qui agit dans le sens de l'amour et qui assigne à toutes ses actions un but social et « humain ». Aussi l'idéal dans la vie, pour le positiviste, c'est « aimer », « penser » et « agir » simultanément.
La religion et l'Église n'ont pas et ne sauraient avoir besoin de protecteurs ; elles n'ont que des protégés.
La religion est, entre Dieu et l'humanité, ce que le langage est entre l'homme et l'homme.
Cherche ce qu'il y a de plus sûr pour ta religion et ton honneur, et non ce qu'il y a de plus facile.
C'est accepter le plus désavantageux des marchés que de vendre sa religion pour un peu d'or.
La vérité sur la vie, c'est le désespoir. La religion du Christ est une religion de désespoir, puisqu'il désespère de la vie et n'espère qu'en l'éternité.
Tous les peuples ont une religion, quelques-uns ont l'opium en plus.
La Religion ne transforme pas l'homme. Elle n'a jamais attendri que les cœurs déjà tendres. Quant aux cœurs durs, elle les endurcit encore.
Les religions meurent quand il a été prouvé qu'elles étaient vraies. La science est le livre des religions mortes.
Grâce à la religion, la folie n'est pas le seul refuge de l'homme contre les misères du jour et les anxiétés du lendemain.
Une religion qui s'épure et se dégage des formes idolâtriques cesse d'être populaire et est de moins en moins religion.
Il est facile de se passer de médecin quand on se porte bien, et de religion quand on n'a pas souffert.
Une conviction profonde, absolue, pressant la conscience de s'incliner devant la vérité, qu'elle n'a pas le droit de méconnaître, justifie seule le changement de religion. Il devient alors un devoir, une nécessité, l'indispensable condition de la paix de l'âme. C'est un acte de soumission de la raison vaincue, un hommage dû à la lumière qui s'est faite ; mais il y a toujours dans ce grand acte, et malgré la satisfaction d'être en harmonie avec sa foi, quelque chose de douloureux à quitter la croyance dans laquelle on a été élevé, celle que l'on a appris à respecter chez les siens, où l'on a vu mourir ceux que l'on aimait et qui a éclairé votre jeunesse.
La religion simple et pure est le plus ferme appui de la faiblesse humaine ; elle rend la vertu plus sublime et plus touchante ; elle soulage l'infortune ; elle inspire au malheur un courage surnaturel ; à l'espérance, la première et la dernière illusion de la vie, elle donne l'éternité en partage.
La religion des femmes ressemble à la religion des matelots, elles prient Dieu quand tout est perdu.
La religion, comme les esprits étroits se la représentent, est moins une mère qui nourrit qu'une matrone qui sèvre.
L'honneur des femmes est mal gardé, lorsque l'amour de la religion n'est point aux avant-postes.
Les jeunes gens ont besoin de l'appui de la religion pour les fortifier contre le vice et les maintenir dans la pratique de la vertu, jusqu'à ce qu'elle soit devenue pour eux une habitude, ce qui est le grand point pour la rendre durable.
La religion est la chaîne qui lie le ciel à la terre.
Le plus grand ennemi d'une religion est celui qui veut l'imposer.
La religion pour être bien comprise et bien connue doit être vue de très près ; il faut la pratiquer pour savoir ce qu'elle contient de joie et de vérité ; il faut la pratiquer davantage pour l'aimer encore plus, et enfin, plus on s'en approche, plus l'horizon au lieu de se rétrécir s'élargit, s'étend et ouvre toujours à nos désirs de nouvelles immensités.
Le propre de la religion n'est pas tant la liberté que l'obéissance, sa valeur se mesure aux sacrifices qu'elle peut obtenir de l'individu.
La plus sûre compagnie de la vertu est la religion.
Il n'y a que la religion capable de changer les peines en plaisirs.
La religion se persuade et ne se commande pas : plus on fera de violence pour faire embrasser une religion, plus on fera douter de sa vérité.
La religion ne doit pas être moins chère parce qu'elle a des membres qui la défigurent.
Aimez et observez la religion, le reste meurt, mais elle ne meurt jamais.
La religion est comme la monnaie, les hommes la prennent sans la connaître.
Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres ; comme il faut avoir du régime, et ne pas croire aux médecins.
La véritable religion, c'est la vérité, la charité, la bienfaisance, l'humilité, la douceur dans le caractère et dans les procédés. Tout exercice de religion qui n'est pas fondé sur cette base, n'est qu'illusion et hypocrisie.
L'homme sans religion est un automate qui marche vers le bonheur, et se brise avant d'y arriver.
Religion : Dispositif psychosomatique inventé voilà longtemps pour calmer la colère des déshérités et l'angoisse des mourants.
La religion ne parle que de la beauté de l'homme : L'athéisme a toujours la lèpre et la peste à vous offrir.
La religion est, selon le cas, le plus bienfaisant des remèdes ou la pire des maladies.
La religion enseigne l'unité des êtres, la bonté et la douceur envers toute créature sensible.
La vraie religion n'a peut-être jamais tant souffert de la violence de ses persécuteurs que de la folie et de la mauvaise foi de ceux qui la représentent comme un fantôme effrayant par ses rigueurs.
La religion, c'est l'amour central, il détermine tout le reste, il est l'âme de la vie humaine.
La religion étudiée est pour tous les hommes la règle infaillible des bonnes mœurs.
La religion doit être libre, affaire de conviction et de conscience ou elle perd son prix et sa beauté.
La religion est l'aromate qui doit empêcher la vie de se corrompre.
La religion est un don divin qui révèle chaque jour son excellence à l'âme qui le possède. On croît aimer Dieu dans le commencement, mais à mesure qu'on avance dans la vie, on s'aperçoit bien qu'on ne l'aimait pas encore comme il faut l'aimer.
Aimer Dieu, et se faire aimer de lui, aimer nos semblables et nous faire aimer d'eux : voilà la morale et la religion ; dans l'une et dans l'autre, l'amour est tout : fin, principe et moyen.
La religion est une conception divine ; c'est plus encore, c'est une puissance ; car ce que Dieu conçoit, il le veut. Depuis le commencement elle est dans le monde : elle y est visible, agissante, accessible à tous ; mais toujours il se trouve un certain nombre d'hommes choisis qui se font d'une manière plus spéciale ses disciples et ses instruments ; elle ne s'enferme pas dans leur esprit, elle le déborde, s'empare de leur volonté, envahit toute leur âme et se reproduit dans toute leur vie. Les saints sont sur la terre les représentants de cette chose divine ; ils la représentent chacun sous un aspect différent, chacun avec un caractère qui lui est propre, selon le siècle où ils sont nés, selon la mission qu'ils ont reçue.
L'espérance est de toutes les religions parce qu'elle est de toutes les douleurs.
Les prétendues querelles de religion sont d'habiles moyens pour masquer l'accord de religion.
La religion ça n'empêche pas le mal de mer et les sentiments.
La religion enseigne plutôt qu'elle n'explique. En commandant des croyances qu'elle ne définit pas, elle enchaîne la soumission plutôt qu'elle n'apporte des lumières. Elle s'acquitte envers la morale plus qu'elle ne satisfait à la raison.
Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut de l'obscurité.
Il y a trop de religions dans le monde, et c'est la cause des plus grands malheurs de l'humanité. Une seule religion suffit : celle de la lumière, de la chaleur, de la vie, et c'est la religion du soleil. Est-ce que le soleil foudroie ceux qui ont un autre Dieu ? Non, il est indulgent, tolérant, il dit : « Croyez à ce que vous voulez, moi je continue à vous distribuer mes richesses », alors que les humains se massacreront jusqu'au dernier pour imposer leur conception d'un Dieu qu'aucun d'eux n'a vu.
La religion est une fatigante solution de paresse.
La religion a pour piédestal l'humanité?