Moi, je rêve si fortement, qu'il n'y a aucune lacune entre mes songes et ma vie.
Le monde est de deux sortes : Celui dont nous rêvons, et celui qui est réel.
On rêve souvent tout éveillé, et ces rêves-là sont toujours agréables parce qu'on les arrange à sa fantaisie.
Toute ma vie j'ai ressemblé à ces gens qui sommeillent encore et veulent se lever ; ils rêvent qu'ils sont debout et restent endormis ; je suis un somnambule qui ne s'est jamais réveillé.
Rêver qu'on pèche, c'est presque pécher.
L'homme qui rêve n'est plus que le lieu de phénomènes variés dont il est le spectateur malgré lui, il est passif et impersonnel, il est le jouet des vibrations inconnues et des lutins invisibles.
Toute femme rêve une Iliade dont elle serait l'Hélène.
Quand on n'a pas le temps de rêver éveillée, on n'a pas davantage le temps de rêver endormie.
Je ne rêve que de toi.
Dors en pensant à moi ; rêve-moi près de toi.
L'homme ne rêve pas de la femme parce qu'il la trouve mystérieuse ; il décide qu'elle est mystérieuse, pour justifier son rêve d'elle.
Celui-là seul est heureux qui rêve le bonheur.
Ce que l'on n'a pas, il suffit souvent de le rêver pour en jouir comme si on le possédait.
Ceux qui ne rêvent pas sont bien à plaindre.
Rêver, c'est refuser de choisir entre ce qui est et ce qui n'est pas.
La femme rêve toujours, elle rêve de ce qu'elle ignore, de ce qu'elle soupçonne, de ce qu'elle devine. Après le premier étonnement de la première étreinte, elle se reprend à rêver. Elle a lu, elle lit. À tout instant des phrases au sens obscur, des plaisanteries chuchotées, des mots inconnus entendus par hasard lui révèlent l'existence de choses qu'elle ne connaît point. Si d'aventure elle pose en tremblant une question à son mari, il prend aussitôt un air sévère et répond : « Ces choses-là ne te regardent pas. » Or elle trouve que ces choses la regardent tout autant que les autres femmes. Quelles choses, d'ailleurs ? Il en existe donc ? Des choses mystérieuses, honteuses, et bonnes, sans doute, puisqu'on en parle tout bas avec un air excité. Les filles, paraît-il, tiennent leurs amants au moyen de pratiques obscènes et puissantes. Quant au mari, qui les connaît bien, ces choses, il n'ose pas les révéler à sa femme dans le mystère du tête-à-tête nocturne, parce qu'une femme épousée c'est différent d'une maîtresse, sacrebleu ! et parce qu'un homme doit respecter sa femme qui est ou qui sera la mère de ses enfants. Alors comme il ne veut pas renoncer aux choses qu'il n'ose point faire légitimement, il va chez quelque impure et s'en donne.
La femme rêve toujours, elle rêve de ce qu'elle ignore, de ce qu'elle soupçonne.
Il est bon de rêver longtemps, car les avantages dont la perspective lointaine nous sourit comme un mirage de bonheur, vus de près et touchés du doigt, peuvent faire fuir l'illusion et irriter le désir : Le bonheur le plus ardemment désiré, dit Pierre Leroux, quand il est obtenu, effraye l'âme de son insuffisance. Notre cœur est semblable au tonneau des Danaïdes que rien ne pouvait remplir.
Rêver est une chose douce qui ne coûte rien et qui rassure.
On se tue comme on rêve, quand la qualité du rêve le transforme en cauchemar.
Rien n'est plus beau pour une femme que de faire rêver les hommes.
L'ambitieux tombé s'est rêvé, se rêve encore lui-même.
Rêver, c'est le bonheur ; attendre, c'est la vie.
Sache donc cette triste et rassurante chose que nul, Coq du matin ou Rossignol du soir, n'a tout à fait le chant qu'il rêverait d'avoir !
Le bonheur est toute la sagesse, et rêver est tout le bonheur.
Jeune, on rêve la nuit ; vieux, on rêve le jour.
Je rêve de vos rêves, je désire vos lointains.
Cœur léger cœur changeant cœur lourd, le temps de rêver est bien court.
Que chacun rêve, rêve sans trêve, c'est son droit.
Une âme poétique n'a pas besoin d'avoir l'œil clos pour rêver.
Une femme qui nous donne à penser est sur le chemin de notre cœur. Si elle nous fait rêver, elle y a déjà un pied.
Celui qui rêve se mélange à l'air.
Un jour, on ne rêve plus que d'ailleurs.
Chacun rêve l'inconnu et l'impossible selon sa nature.
Le bonheur est quelque chose de si vague que nous sommes réduits à le rêver.
L'espérance est le rêve de ceux qui veillent?