Les honneurs et les richesses n'apportent aucun autre avantage à l'homme que celui de bien faire avec elles pendant sa vie.
Les richesses enflent l'âme, font naître l'orgueil, attirent l'envie.
Les richesses sont l'aliment de la passion luxurieuse.
La richesse fait travailler les autres, la paresse laisse travailler les autres.
La richesse est la mère de la pauvreté ou plutôt elle en est la marâtre.
Souffrir, vieillir et mourir, voilà les plus grands maux de la vie : les richesses n'apportent point de remède à tout cela ; mais par elles on tombe plus souvent malade, on vieillit souvent plus tôt, et l'on parvient plus vite à la mort.
L'amour des richesses est la racine de toutes sortes de maux.
La richesse ! au regard des plus nobles esprits, est cette dignité qui tient l'or en mépris.
La plus grande richesse naturelle d'une collectivité, ce sont ses enfants.
Combien parmi vous pensent à partager leurs richesses lorsqu'ils sont dans l'abondance ?
Le plus grand fléau est la richesse unie à l'ignorance.
Les richesses possèdent plus les hommes que les hommes ne les possèdent.
Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesses.
Suivant les décrets du destin, les richesses viennent et s'en vont.
Les richesses servent de manteau à plus d'un vice.
Le possesseur de grandes richesses se livre à la joie du plus insolent orgueil : un coup de vent n'en est pas moins le maître de ses trésors.
Les richesses ne sont pour l'homme qu'une gelée blanche,mais la sagesse est une glace solide.
La richesse est bonne, mais la tranquillité vaut mieux.
Le désir de l'honneur s'attiédit chez un peuple, lorsque l'amour des richesses s'y allume.
L'honneur est la dernière richesse du pauvre.
La dépense seule fait tout le mérite de la richesse.
Les richesses sont plus propres à amollir qu'à élever le courage, et un homme de cœur, mal partagé des biens de la fortune, est souvent plus redoutable que celui qui se trouve accablé de ses bienfaits.
La richesse est un voile qui cache bien des plaies.
Seul celui qui peut se passer de la richesse est digne d'en jouir.
Il y a de telles richesses dans le cœur, qu'il peut, sans s'appauvrir, les prêter toutes à l'objet le plus misérable. Comme l'idolâtre, le cœur adore le plus souvent l'œuvre de ses mains.
Les richesses n'ont jamais donné la vertu, mais la vertu a souvent donné les richesses.
La richesse individuelle, qui est une ignorance, une erreur ou une folie chez l'avare, devient un crime chez le philosophe et l'homme religieux, s'ils n'en font pas un bon usage. Elle est au moins une faiblesse et une imperfection chez les âmes généreuses, puisqu'elle leur donne le monopole de la bienfaisance. La seule richesse légitimée par la raison, c'est la richesse universelle.
Quand une richesse ou une puissance mal acquise succède à une puissance ou à une richesse mal gardée, pourquoi s'en étonner ? Cela n'est pas fort juste, c'est du moins fort logique.
On se plaint de ce que le ciel est aveugle dans la distribution des richesses, et on devrait surtout se plaindre de ce qu'il est avare du sentiment qui rend capable de les mépriser.
La richesse et l'intelligence rivalisent à qui passera la première, et celle qui se trouve au second rang, se venge en prodiguant à l'autre force coups de pied dans le dos.
Le travail est la clef de la richesse?