Dans les grandes amitiés, la rupture s'arrête rarement à l'indifférence.
Quand la vie est si brève et l'avenir si trouble, pourquoi se dire adieu ? Un amour éprouvé par l'épreuve du feu ne compte-t-il pas double ? Quand sous les ouragans dans le désert humain tout vacille et tout tremble, pourquoi ne pas finir la vie ensemble, et se dire à demain ?
Quand le charme d'une relation est détruit mieux vaut une rupture complète.
L'idée d'une rupture me révolte, je n'ai pas le cœur assez dur pour faire souffrir.
Une vive rupture vaut mieux que de lents pourrissements.
Mieux vaut une bonne rupture que des coups et des égratignures.
Une nouvelle réconciliation faite à la légère entraînera une nouvelle rupture.
Rompre m'est presque impossible, mais accepter une rupture ne m'est pas trop malaisé. Autrement dit, j'ai le cœur faible et la fierté raide. Dès qu'on me détache, je suis détaché.
Quand on ne s'entend plus, et qu'on n'est réciproquement plus nécessaire l'un à l'autre, mieux vaut interrompre ces rapports dépourvus de charme et qui n'ont plus de raison d'être.
Quand la petite lampe rouge de l'amour s'allume, c'est que la partie est perdue.
L'aveu de la rupture est plus difficile que l'aveu de l'amour. Il n'est pas rare, à cause de cette timidité, que des ruptures s'étalent sur des semaines.
L'amour ne peut se transformer en amitié que si le soulagement causé par la séparation est plus fort que le chagrin suscité par la rupture.
L'imagination grossit les objets ; si nous ne pouvons la combattre en nous assurant par nos propres yeux de la vérité, nous créons nous-mêmes notre malheur. Deux amants se querellent pour une cause vague et légère ; qu'ils se voient, qu'ils discutent, et tout rentre dans l’ordre. Mais si l'amour-propre les éloigne, la rupture est inévitable, faute de s'expliquer.
Si nous mettions plus de douceur et d'indulgence dans nos relations avec l'être aimé, il ne sentirait pas le besoin de nous tromper par de petits mensonges qui détruisent la confiance et causent tant de ruptures.
Nous souffririons avec moins de peine, en mourant, la rupture des liens qui nous attachent encore à la terre, si nous avions plus de résignation, lorsque, durant notre vie, un d'eux vient à se briser.
À certaines amours mal venues, une franche coupure est le seul remède.
Lettres de rupture : Il convient de soigner leur rédaction afin que les destinataires se précipitent chez l'encadreur plutôt que chez l'armurier.
La franchise dans la rupture est vraiment ce que les femmes ont de plus estimable.
En amour, tout est rompu du jour où l'un des deux amants a pensé que la rupture était possible. Dire seulement tout bas : « Quand j'aurai cessé d'aimer ... » c'est avoir cessé d'aimer.
Je serai toujours ton ami ; j'aurai toujours pour toi l'affection la plus profonde. Ces deux années de notre liaison ne s'effaceront jamais de ma mémoire ; elles seront à jamais l'époque la plus belle de ma vie. Mais l'amour, vois-tu, ce transport des sens, cette ivresse involontaire, cet oubli de tous les intérêts et de tous les devoirs, je ne l'ai plus.
L'avenir s'édifie sur des ruptures et des renouements naturels qu'aucun homme n'est capable d'éviter.
Chez certaines femmes un doute est déjà un tourment, une scène est presque une rupture, une offense est à peu près irréparable.
La beauté naît du dialogue, de la rupture du silence et du regain de ce silence.
Une rupture avec le dernier des hommes, avec le meilleur de vos amis, n'éteint pas l'obligation du secret : on n'a pas payé sa dette parce qu'on s'est brouillé avec son créancier ; et quelle horrible perfidie que de tirer de la confiance ou de l'amitié, des armes qui favorisent un ressentiment souvent injuste, et toujours vil !
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
Qui préfère une rupture à une explication se plaît à haïr.
Trop de chasteté amène la rupture.
On est disposé lors d'une rupture à prendre le désenchantement pour un outrage.
La rupture avec soi est le plus court chemin pour aller à soi.
Les femmes permettent quelquefois qu'on trompe leur amour, jamais qu'on blesse leur amour-propre, et l'on blesse toujours l'amour-propre d'une femme quand, deux jours après qu'on est son amant, on la quitte, quelles que soient les raisons que l'on donne à cette rupture.
Il y a des liaisons réglées comme des actes notariés, où tout est prévu, les jours, les heures, les accidents et jusqu'à la rupture dont on devine l'échéance. On prend un amour comme une loge à l'Opéra !
Quand deux conjoints sont en état de rupture, c'est que le joint de culasse de leur amour conjugal a sauté.
Combien le cœur de l'homme est insuffisant ! Il se refuse à la continuité des plus justes douleurs ; un long amour finit par le lasser ; il faut qu'il se repose ou qu'il change.
Les amants cherchent à leurs ruptures de bonnes raisons, et ils les trouvent bien facilement dans leurs imperfections mutuelles, jusque dans celles qui les ont fait s'aimer.
La rupture est faite, l'amour s'est envolé : bon voyage !
Une rupture peut-elle s'arrêter à l'amour et ne pas blesser l'amitié ?
Les inquiétudes d'un amour naissant et les chagrins d'une rupture rappellent les dents qui nous causent de la douleur lorsqu'elles poussent et lorsqu'on les arrache.