On ne sait jamais prévoir les sacrifices nécessaires, et en diminuer l'étendue en les faisant d'avance. Cette prévoyance et ce courage ont toujours manqué aux nations dans les crises financières.
Ce qui importe dans le sacrifice, c'est le sacrifice même.
L'amour a droit à tous les sacrifices. C'est du moins ce qui est entendu avec les dames, qui sont, en somme, les juges naturels de notre dignité.
J'ai pour toi un grand amour, tu sais, et je me sens capable des plus grands sacrifices.
Le choix entre deux partis à prendre nécessite un sacrifice.
La vertu sur la terre est une divinité qui vit des sacrifices qui la rendent immortelle.
Curieux comme les femmes aiment le sacrifice à leur égard — de leur part, il ne faut guère leur en demander.
Le bonheur est une chose assez rare pour qu'on lui fasse quelques sacrifices.
Un sacrifice n'est vraiment un sacrifice qu'autant qu'il est volontaire.
Reculer devant les sacrifices qu'impose l'exercice de l'hospitalité, c'est se refuser à prendre la peine nécessaire pour acquérir et conserver les biens de la fortune.
Souvenez-vous toujours que les petits sacrifices exigés, répétés, ébranlent les affections même les plus solides.
Apprendre Dieu et ses Statuts, c'est apprendre à faire des sacrifices.
Le devoir de mon voisin, c'est le sacrifice que j'attends de lui pour me servir. Mon devoir, c'est le sacrifice que je consens à faire, parce qu'il me servira.
La femme veut par-dessus tout être aimée. Si parfois elle désire dans l'homme qu'elle aime une passion plus haute que l'amour, c'est pour en obtenir le sacrifice.
De tous les témoignages de notre gratitude, celui que le bienfaiteur apprécierait le plus serait encore notre refus d'accepter le sacrifice qu'il nous offre.
Devoir implique sacrifice : le devoir accompli, c'est le sacrifice consommé.
Il ne faut que du cœur pour s'élancer au sacrifice ; il faut de la volonté pour ne pas s'arrêter en chemin.
Sacrifice de soi : Principe ! tout amoindrissement de soi est mauvais.
Le sacrifice s'apparente au suicide.
L'amour vrai vit des sacrifices qu'il s'impose ; l'amour faux, de ceux qu'il exige.
L'amour ce n'est pas le sacrifice, c'est le don de soi-même.
En tout temps, le dévouement qui brilla par les grandes phrases ne fut jamais celui qui brilla par les grands sacrifices. Le véritable dévouement attend pour s'exalter les jours d'épreuves. Ce qui le distingue du faux zèle, c'est le soin avec lequel il évite de tomber dans aucune exagération. La Révolution a péri par les tribuns, l'Empire par les flatteurs, la Restauration par les courtisans. Tous les régimes, pour leur malheur ou pour leur châtiment, ont leurs ultras.
Quand on fait le mal, c'est en vain que l'on brûle de l'encens et qu'on offre des sacrifices.
La loi générale de l'amour se résout dans la loi de sacrifice, dans la préférence des autres à soi, de tout vivant à chacun de ses membres, de la société à l'individu.
C'est une attraction perpétuelle qui rend les hommes solidaires, les pousse à des efforts collectifs dont chacun récolte les fruits, et à des sacrifices mutuels qui font sortir des avantages généraux de sacrifices individuels.
Les sacrifices inutiles s'accomplissent dans un silence généreux.
Il convient de distinguer le sacrifice par amour, lequel est noble, du suicide par désespoir, lequel est bas ou vulgaire.
Le sacrifice paraît une condition nécessaire à la vie.
Le véritable amour se mesure à sa puissance de sacrifice.
Les femmes qui sont exclusivement mères s'attachent plus par les sacrifices que par les plaisirs.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
En général ceux qui aiment vivre au milieu de beaucoup de monde sont ceux qui savent s'y mouvoir sans plus de gêne ou de sacrifices que s'ils étaient seuls.
Le mariage est un état de soins et de sacrifices, et sans le sentiment qui rend tout aisé, il est bien difficile d'en remplir les devoirs, même avec de la vertu. Les obligations sont sans doute réciproques, mais les femmes sont appelées à des soins particuliers. La nature, en leur donnant plus de grâces, plus d'aménité, plus de délicatesse, nous apprend que c'est à elles à mettre les attentions, les complaisances, les égards dans cette union, d'où, elles retirent en échange les fruits de la protection et des travaux plus importants des hommes.
À force de vous vaincre, vous viendrez à bout de la bizarrerie de votre humeur, ou du moins vous la diminuerez beaucoup, et vous en rendrez les accès moins forts et moins fréquents. Quelques amers que soient de tels sacrifices, rien ne peut vous en dispenser. En cette manière, de même qu'en toute autre, il n'y a d'excusable que ce qui n'est pas libre.
Un ménage uni ne va jamais sans de petits sacrifices réciproques, qui grandissent et embellissent celui qui les fait.
Le sacrifice de soi permet de sacrifier les autres sans rougir.
L'esprit de sacrifice est estimable s'il n'inclut pas le sacrifice d'autrui.
Il n'y a d'amour véritable qu'avec le sacrifice volontaire.
Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce.
La religion exerce l'homme au malheur par les sacrifices, c'est la plus utile leçon qu'elle puisse lui donner. Ainsi, dans les camps de paix, le soldat se forme aux fatigues de la guerre.
Faites le sacrifice d'une petite somme pour soulager une famille réduite à la mendicité.
Le vrai critique sait tout comprendre, mais il ne consent à être la dupe de rien, et ne fait à aucune convention le sacrifice de son devoir, qui est de trouver et de dire le vrai.