Aimer tout et tous, se sacrifier toujours à l'amour, signifie qu'on aime personne, qu'on ne vit pas de la vie terrestre.
Gardez-vous de sacrifier un ami pour une opinion.
L'égalité engendre l'uniformité, et c'est en sacrifiant l'excellent, le remarquable, l'extraordinaire, que l'on se débarrasse du mauvais. Tout devient moins grossier, mais tout est plus vulgaire.
Combien de gens préfèrent sacrifier leur dignité que leurs intérêts matériels ; c'est la déchéance de l'homme devant sa conscience.
Le politicien sacrifie tout : son ami, son frère, sa femme, sa conscience ; seulement, soi-même, on ne se sacrifie pas.
Il vaut mieux sacrifier un membre que de laisser périr toute une équipe.
Nous sommes toujours prêts à sacrifier à l'intérêt public les intérêts particuliers des autres.
Il faut savoir sacrifier les passions à Dieu, lorsqu'il l'exige ; mais il faut en avoir.
La tendresse fait qu'on s'oublie, la vertu qu'on se sacrifie.
Les femmes ont souvent assez de courage pour sacrifier leur amour, mais rarement assez de force pour y renoncer.
Toute la récompense que je reçois c'est la haine de ceux pour qui je me fuis sacrifié.
Se sacrifier, c'est obéir à ce qu'il y a de meilleur en soi.
Le courage le plus court est le plus aisé ; on sacrifie sa vie plus facilement qu'on ne la consacre.
Nous sacrifierions le genre humain pour ceux que nous aimons absolument ; ils sont rentrés avec nous dans le cercle de notre égoïsme.
On est tenté de croire qu'on fait bien dès qu'on se sacrifie. Comme l'égoïsme, l'abnégation a son aveuglement.
Le bien d'un seul doit se sacrifier au bien de tous.
On peut sacrifier toutes les jouissances de la vie, la vie même, à l'orgueil.
Il y a du bonheur à souffrir pour une noble cause ! Celui qui se sacrifie à une idée trouve sa récompense dans son sacrifice même ; elle lui devient d'autant plus chère qu'elle lui a imposé plus d'efforts et de privations.
L'homme doit aimer l'homme jusqu'à tout sacrifier, et sa vie même.
Croire à la vie future, lui sacrifier la vie présente, est-ce une manière raisonnable de chercher le bonheur ? — Il n'y a point de manière raisonnable de chercher le bonheur. Il y aurait celle qui nous le ferait trouver, mais on ne la connaît pas.
L'amour, c'est tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
Bien des gens font à leur Dieu le sacrifice de leur raison à laquelle ils tiennent peu, et n'ont garde de lui sacrifier la moindre de leurs passions auxquelles ils tiennent beaucoup.
On « sacrifie aux usages » sans bien connaître l'objet du sacrifice.
On connaît tout le prix des convenances quand on leur sacrifie le suc d'une bonne réplique.
Avoir des enfants, c'est accepter de sacrifier ses aises ou sa tranquillité à l'amour.
La résignation n'est jamais une vertu à mon usage. Sans me flatter, je me crois très capable de me dévouer, de me sacrifier à ce que j'aime.
On ne sacrifie pas ses plus beaux souvenirs à l'avantage d'un bon marché.
Les femmes sont toujours promptes à sacrifier leurs intérêts, mais jamais leurs sentiments.
On peut tout sacrifier à l'amitié, sauf l'honnête et le juste.
Quand on a un but dominant auquel on sacrifie tout, un des premiers sacrifices qu'on lui fait est celui de la vérité. Plus le but est grand et désintéressé, moins on a de scrupules.
Nos désirs et nos espérances sont nos dieux auxquels nous sacrifions tout.
Un homme généreux est celui qui peut sacrifier ses propres intérêts à ceux d'autrui.
Il y en a qui sacrifient à leurs amis non seulement leurs aises, mais même leur raison.
L'altruisme bien entendu nous commande de sacrifier quelquefois notre conscience à la conscience d'autrui.
Qui ne veut rien sacrifier ne peut rien posséder.
Qui peut sacrifier aux grâces peut être assuré de l'amour.
Il n'est qu'un moyen de sacrifier l'amour de ce qu'on idolâtre, c'est de se percer le coeur.
Une femme raisonnable croit s'associer à la réputation de son amant, elle lui veut des vertus pour lui sacrifier la sienne.
Le bon cherche qui l'on doit couronner ; le méchant cherche qui l'on doit sacrifier.
Un tyran est un homme qui sacrifie des peuples à ses idées ou à son ambition.
L'amour n'est vraiment beau qu'au moment où il est sacrifié.
La passion porte la femme à se sacrifier, et l'homme à demander.
Il serait aussi fou de tout sacrifier à l'opinion qu'il est peu sage de ne la compter pour rien.
On sacrifie souvent les plus grands plaisirs de la vie à l'orgueil de les sacrifier.
À force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel.
Il n'y a de sacrifices que pour ceux qui n'aiment plus ; ceux qui aiment ne sentent pas qu'ils se sacrifient.
La vie passe à la vitesse du vent, ne sacrifiez point le jour au lendemain, ni le présent à l'avenir.
Nul ne doit sacrifier un grand devoir à une petite convenance.
La vie est trop courte pour la gaspiller à des sottises et la sacrifier aux crécelles vides.
On ne nous pardonne de nous mettre en scène dans un récit que si nous prenons soin d'y donner à notre rôle quelque nuance de ridicule. L'amour-propre de l'auditeur cesse d'être jaloux si le nôtre semble un peu sacrifié.
C'est pour soi qu'on se sacrifie. On prétend choisir et mesurer soi-même son sacrifice.
Savoir sacrifier à un but dominant les considérations secondaires, voilà ce qui distingue les caractères décidés des caractères irrésolus.
Le véritable amour, toujours prêt à sacrifier son propre bonheur, toujours tremblant et craintif, ne s'exprime point par des transports ; son énergie est toute entière dans sa générosité ; plus il est chaste et pur, plus il se plaît à s'envelopper de voiles, à se cacher sous des emblèmes ; lui seul sait épuiser tous les charmes réunis du mystère, de la délicatesse et de la sensibilité.
Les forts n'ont jamais rien à gagner à sacrifier ceux qu'ils considèrent comme les faibles. C'est trahir à la fois peu de courage et beaucoup de présomption ; c'est exposer ses prétentions au jugement le plus sévère, et s'interdire tout droit d'appel. En France, rien de ce qui blesse la générosité n'est habile ni durable.
Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat.
On se sacrifie pour un ami, pour un frère, pour un père ; on renonce pour eux à ce qu'il y a de plus fort dans l'amour-propre.
Les petites affaires sont des victimes qu'il faut toujours sacrifier aux grandes vues.
L'amour-propre ne connaît que l'objet qu'il chérit, il méprise tous les autres, et il les sacrifierait tous pour lui seul : on pourrait l'appeler le vice des vices.
Nous avons sacrifié notre temps, perdu notre repos, dissipé notre fortune, épuisé notre santé, pour nous rendre utiles à nos concitoyens ; en sont-ils pour cela plus reconnaissants ? Et l'indifférence et l'oubli ne sont-ils pas presque toujours le triste fruit de nos travaux et des efforts que nous avons faits pour leur bien ?
La jeunesse sacrifie tout au présent, mais l'âge mûr sans dédaigner le passé, ou négliger le présent, songe encore à l'avenir.
Pour un instant de plaisir, les femmes sacrifieraient le monde entier.
En sacrifiant tout à son devoir, on est sûr d'arriver au bonheur.
Qui n'a jamais été sur le point de tout sacrifier à son amour n'a jamais aimé.
Il n'y a pas de plus grand bonheur que de se sacrifier pour une fille chérie.
Pourquoi les hommes ne reconnaissent-ils point qu'une femme qui aime est prête à tout immoler à ses sentiments ; qu'elle a tant de forces pour l'amour et aucune contre lui ; qu'elle sacrifierait sa vie au même instant et aussi facilement que sa vertu ?
Ne sacrifiez personne à votre bonheur ; on ne peut être heureux par le malheur d'autrui.
Pardonner, c'est rendre hommage à la paix, sacrifier son besoin de justice.