J'estime plus le savetier qui raccommode moyennant salaire la chaussure du ministre, que l'avocat qui vient la lécher en sollicitant un emploi.
La générosité n'a pas besoin de salaire, elle se paye par ses mains.
Moi, fonctionnaire de la vie, je touche mon salaire et de jour et de nuit ; l'heure me paie, les années me ruinent et déjà me remercient.
L'excès d'impôt pourrit une nation. Les ministres sont les seuls à ne pas s'apercevoir de cette évidence. N'ont-ils jamais entendu citer le vieux proverbe : « Toute peine mérite salaire » ? L'humanité vit là-dessus depuis le fond des temps, et elle n'est pas près de changer !
Par chance, j'ai le caractère gai, pour ne pas dire insouciant. Sinon, à voir arriver un matin sur deux les enveloppes du ministère des Finances, il y aurait de quoi se pendre ou se jeter à la Seine. Chaque fois que j'en décachette une, je ne puis m'empêcher de penser à la formule : « Davantage de justice ! » que les gouvernements me cornent aux oreilles depuis bientôt dix ans et que je n'entends pas sans frémir. De quelle justice peut-il s'agir quand toute l'industrie de nos maîtres consiste à nous prendre la majeure partie de notre salaire, de ce que nous gagnons à la sueur de notre front ?
Le salaire des ministres peut être faible ou nul, sans inconvénient, parce que les fonctions ministérielles ne doivent pas être une carrière, mais un acte de dévouement à ses idées, à ses convictions, à son pays.
Tout travail mérite salaire, et fournir du bonheur aux gens est un travail comme un autre.
Il faut bien l'avouer : Chaque départ à la retraite, chaque démission, chaque décès est désormais ressenti comme une aubaine par ceux qui ont la lourde charge de diriger une entreprise. Tel patron qui n'engagera plus un grouillot ou une arpète est prêt à investir l'équivalent d'un siècle de salaire de cadre supérieur dans l'achat d'une machine qui fera le travail d'un cadre très moyen.
Il n'y a pas de meilleure façon de venir au secours de son semblable que de lui permettre de substituer un salaire décent à une assistance insuffisante.
La pensée d'un homme en place, c'est son salaire.
Aller prônant partout le bien qu'on a pu faire, c'est indirectement en quêter le salaire.
La bienfaisance songe au bien qu'elle a pu faire, elle se trouve heureuse, et c'est là son salaire.
Un ouvrier aime mieux rester oisif que de travailler pour un salaire qui ne dépasse guère ce qu'il peut gagner sans rien faire.
Le pourboire, système vétuste et périmé, ne constitue pas un salaire.
Fonctionnaires : Salariés sadiques entretenus grassement par des contribuables masochistes afin qu'ils les fassent souffrir.
Allocation : Aumône versée aux pauvres avec l'argent des riches amputé du salaire de cinq millions de fonctionnaires.
Le salaire du péché c'est la mort, mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ.
Le mauvais ton est le salaire que les artistes prélèvent en disant la vérité.
Le salaire n'est que l'esclavage prolongé.
Le propre d'une épouse avisée est de démontrer, la vie durant, à son mari qu'il est trop bête pour elle et trop intelligent pour son salaire.
Notre vrai salaire doit se borner au plaisir de bien faire.
Tu ne saurais d'assez ample salaire, récompenser celui qui t'a soigné en ton enfance, et qui t'a enseigné à bien parler, et surtout à bien faire.
Lorsqu'un homme aura travaillé pour vous, payez-lui aussitôt ce qui lui est dû, et ne retenez pas un moment le salaire de l'ouvrier. C'est un grand crime contre la justice et l'humanité, que de différer, de diminuer ou de refuser à l'artisan le prix de ses peines.
Les amours à salaire prouvent qu'on sait mieux payer à défaut de savoir plaire.
Tâche en tout de tendre à l'utile ; prends garde que l'erreur n'y glisse son venin : Si le travail est difficile soutiens-le par l'espoir d'un salaire certain.
N'exigeons pas le prix avant la victoire, ni le salaire avant le travail.