S'il est beau et noble de se rendre indépendant des autres hommes, et de se retirer quelquefois à l'écart, il est bon aussi de se rapprocher de la communauté sociale et d'y apporter un esprit amical, car nous sommes, Dieu soit loué ! appelés à vivre en société.
La société est une espèce de comédie, souvent entremêlée de scènes tragiques, où chacun joue son rôle bien ou mal, mais personne ne connaît la pièce.
La dictature militaire, la dernière ressource et le châtiment des sociétés en pourriture.
L'homme est destiné à vivre en société.
L'homme a besoin du vêtement de la société, sinon on a l'impression de quelque chose de nu, de pauvre, d'un membre qui serait comme déplacé et dépouillé. Il doit être enveloppé d'arts et d'institutions, tout comme de vêtements corporels. De temps à autre, un homme de nature rare peut vivre seul, et doit le faire ; mais enfermez la majorité des hommes, et vous les désagrégerez.
La société, doux charme de la vie, fait le bonheur de l'homme et partout le convie.
Un enfant est capable de comprendre un châtiment infligé par un individu, tel qu'un parent, un tuteur, et de le supporter avec un certain degré de résignation : ce qu'il est incapable de comprendre, c'est un châtiment infligé par la Société ; il ne saurait se faire une idée de la Société.
Seul celui qui n'a pas besoin de la société est un bon compagnon.
Cette société usurpe notre bien, et prend tout même à ceux qui n'ont rien.
On ne doit à la société qu'en raison de ce qu'elle nous profite.
Qui ne conviendra que la société serait une chose charmante, si les hommes s'intéressaient les uns aux autres ?
La société ne se soutient que par des échanges perpétuels de bienfaits.
Je boude la société, j'embrasse la solitude.
La société ne pratique aucune des vertus qu'elle demande aux hommes : Elle commet des crimes à toute heure, mais elle les commet en paroles ; elle prépare les mauvaises actions par la plaisanterie, comme elle dégrade le beau par le ridicule ; elle se moque des fils qui pleurent trop leurs pères, elle anathématise ceux qui ne les pleurent pas assez ; puis elle s'amuse, elle ! à soupeser les cadavres avant qu'ils soient refroidis.
Pauvre société où le cœur n'a de véritables jouissances que dans l'oubli de tout devoir !
Tout pour nous et nos sociétaires : voilà l'esprit de toute société particulière. Et on est à se demander comment des gens à vues larges, avec des idées grandes et généreuses, peuvent se fourrer dans de pareils guêpiers. C'est beaucoup gagner sur la vie, que de s'aider de l'expérience des autres.
Administrateur de société : Personnage ainsi qualifié parce qu'il n'administre rien, et surtout pas sa société.
Il faut réhabiliter l'adjectif « gentil » qui semble désigner aujourd'hui quelqu'un de faible, d'idiot, alors que rien n'est plus beau que la gentillesse et que, sans elle, la vie sociale serait insoutenable.
Une société est bien malade, lorsqu'au lieu de voir dans l'avenir la succession du présent, on n'y voit que sa destruction.
Une société qui est obligée de mettre sur papier les droits de ses enfants est une société qui mérite la tutelle.
Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu'un.
La société n'est pas autre chose que l'ordre, et l'ordre a en Dieu sa racine invulnérable.
La société est un grand moulin où des hommes, sans cesse broient des hommes, pour le compte d'une Humanité prochaine.
L'habit ne fait pas le moine ; espérons qu'il ne fait pas le guerrier, l'homme d'État, le magistrat, le poète. Quelle pitoyable idée il nous faudrait concevoir de la société où nous vivons, dont l'habit est si absurde et si ridicule, que la peinture est aux expédients et la statuaire aux abois, quand il leur est commandé de reproduire un de nos grands hommes contemporains !
Une société ne peut progresser en complexité que si elle progresse en solidarité.
La société vit de la force et non de la justice, l'argent est son Dieu.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
La société est un pacte de tromperie réciproque, un échange convenu de fausse monnaie, un coupe-gorge, et un brelan décoré de politesse et embelli de faux semblants.
Les fruits de la société sont doux, mais il faut souvent les cueillir sur un terrain de ronces et d'épines.
La société des femmes est la source du bon usage.
Pour se passer de société, il faut être un dieu ou une brute.
Nos sociétés imparfaites sont assises sur des bases usées par la marche du temps.
Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence.
Qu'est-ce que la société ? C'est de la moisissure.
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.
Où la justice décline, la société déchoit.
La société est bien gouvernée, quand les citoyens obéissent aux magistrats, et les magistrats aux lois.
La famille sera toujours la base des sociétés.
Un homme de société est presque toujours un homme nuisible à la société.
La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne.
Il n'y a pas de société sans lois communes?