Ballade aux champs, mes deux sœurs avec moi, j'ai une envie démesurée de les embrasser. Jouir du loisir, de la paix des champs, du beau temps, de l'aisance ; reposer mes yeux sur des prairies embaumées, et sur des vergers épanouis ; entendre chanter la vie sur les herbes et dans les arbres ; être si doucement heureux, n'est-ce pas trop ? Oh ! jouissons-en sans reprocher au ciel sa bienveillance ; jouissons-en avec gratitude.
Quand de marcher ensemble on s'est fait l'habitude il est alors bien malaisé d'affronter du désert la vaste solitude sans avoir dans le cœur comme un ressort brisé. Quand de penser à deux on prit l'accoutumance penser tout seul est sans douceur ; l'âme en dépit de tout éprouve un vide immense et quinze fois par jour dit : Où donc est ma sœur ?
L'amitié la plus parfaite et la plus exquise est l'amitié entre sœur et frère.
Quand j'ai perdu ma mère, son amie a recueilli l'orpheline que j'étais. Quelle amitié, quelle tendre sollicitude ne m'a-t-elle pas témoignée ! Il y a cinq ans que je vis chez elle, et je n'ai pas eu un chagrin, une contrariété, un ennui. Je l'aime comme une sœur aînée, et les sœurs aînées servent de tutrices à leurs cadettes.
Il y a si longtemps que nous vivons sous le même toit, toi et moi, et, pour employer ton mot, que nous mangeons à la même gamelle, que nous sommes un peu frère et sœur ! Mais sache que les sœurs ont leur franc parler.
Qui a une jolie soeur a aussi beaucoup d'amis.
Les frères et sœurs passent toute leur jeunesse dans une alternative de petites querelles et de courtes amitiés. C'est déjà l'image de toutes les autres liaisons qui vont suivre, où l'on se prend et l'on se quitte, par des goûts et des antipathies d'un moment.
Entre frères et sœurs on se querelle, on se brouille, mais on s’aime toujours.
Le droit naturel ne défend pas d'aimer sa sœur, il autorise même à l'aimer un peu trop.
L'identité de sang et la ressemblance de beaucoup d'habitudes entre frères et sœurs engendrent naturellement une forte sympathie, et pour la détruire, il ne faut rien moins qu'un horrible égoïsme.
Tout concourt à faire de l'amitié entre frère et sœur le sentiment le plus fort peut-être et le plus doux ensemble du cœur de l'homme. Le charme que projettent sur la vie les souvenirs d'enfance, tristes ou gais, toujours attendrissants, et qui ne se retrouvent jamais avec une si complète identité dans les autres affections ; l'attrait voilé des sexes qui se fait sentir même dans le commerce des intelligences, en excluant les rivalités jalouses ; la protection et la confiance librement données et reçues, exemptes de cette notion de devoir qui glace si souvent les relations entre le père et l'enfant, entre l'époux et l'épouse ; toutes ces douceurs, toutes ces grâces, font de la piété fraternelle un sentiment ineffable qui échappe presque complètement, dans son ardeur placide, aux misères et aux déceptions des autres amours.
Les sœurs aînées servent de tutrices à leurs cadettes.
À mes soeurs je dois la force, l'exemple et les soutiens.
Il n'y a pas plus de différence de goût entre deux sœurs qu'entre une pomme sauvage et une pomme sauvage.
Une sœur ressemble autant à sa sœur qu'une pomme sauvage à une reinette.
Je suis faite du même métal que ma sœur, et je m'estime à sa valeur.
Quand la mort vient nous enlever nos parents, auprès de qui les retrouvons-nous par le souvenir ? Auprès de notre sœur. Nos entretiens avec elle évoquent les jours qui ne sont plus, les jours que nous pleurons ; et il nous semble en la pressant sur notre poitrine que nous embrassons tout à la fois en elle et notre père et notre mère, et notre jeunesse évanouie.
Le bonheur de ma sœur, que je ressens, m'apprend combien je l'aime.
Quand le matin, au lieu de me trouver seul, j'entendais la voix de ma sœur, j'éprouvais un tressaillement de joie et de bonheur. Ma sœur avait reçu de la nature quelque chose de tout divin : son âme avait les mêmes grâces innocentes que son corps ; la douceur de ses sentiments était infinie ; il n'y avait rien que de suave et d'un peu rêveur dans son esprit : on eût dit que son cœur, sa pensée et sa voix soupiraient comme de concert ; elle tenait de la femme la timidité et l'amour, et de l'ange la pureté et la mélodie.
C'est une frangine qui se fait une robe dans une cravate et qu'on croit enceinte de six mois chaque fois qu'elle avale un noyau de cerise.
Les frangines, faut les investir par les yeux avant de leur pénétrer la cramounette à tignasse.
Avec les sœurs, le jeu, toujours consiste à fouir du piolet comme si t'avais l'intention de sortir aux antipodes. C'est pas du sarclage de retraité, mais du forage pétrolifère. Faut s'enfoncer, loin, profond, disparaître.
Les vertus sont sœurs ; les vices sont camarades.
Ce n'est pas la peine d'être deux sœurs pour vivre éloignées l'une de l'autre.
Tout bon cœur cherche en ce monde son âme sœur.
Sois délicat avec tes sœurs, leur sexe est doté d'une grâce puissante, et elles se servent de ce céleste moyen pour verser la sérénité sur toute la maison, pour en bannir les sombres humeurs, pour adoucir les corrections paternelles ou maternelles dont elles sont souvent témoins. Honore en elles le parfum des vertus de la femme ; profite de leur influence pour te donner un esprit plus liant, et puisque la nature les a faites plus faibles et plus sensibles que toi, mets d'autant plus d'attention à les consoler, si elles sont affligées, à ne les pas affliger toi-même, à leur témoigner constamment respect et amour.
L'enfant se fait homme ou devient jeune fille et cependant que croît sa chair pleine de grâce, son âme se répand par-delà la famille, et cherche une âme soeur, une chair qu'il enlace.
Près d'une sœur et de ses deux enfants que j'aime, c'est assez pour un célibataire.
La voix du sang parle bien haut, elle nous rappelle les joies de la maison paternelle ; on aime toujours à s'en entretenir ; et ces épanchements fortifient de temps à autre l'amour fraternel, et resserrent les liens de la famille : souvent les fils de nos frères sont comme nos propres fils, bien souvent encore la dernière main consolatrice qui vient essuyer nos larmes est la main d'une sœur.
Auprès des âmes souffrantes et malades, les femmes ont un rôle sublime à jouer : celui de la sœur de charité qui panse les blessures.
Si ton frère est dans l'adversité, assiste-le ; si ta sœur a des soucis, ne l'abandonne pas.