Une très grande faute contre la civilité est de parler souvent de soi, surtout quand on en parle avantageusement.
Une femme digne de l'amour aide un homme à être fidèle à soi.
Dire le tout de soi serait facile, mais ce n'est que le Beau de soi qui importe.
Chacun peut jusqu'à un certain point répondre de soi parce qu'il a à peu près la mesure de ce qu'est son organisation et de ce que sera sa destinée ; mais quel homme oserait affirmer qu'en passant par toutes les organisations et toutes les destinées possibles il se conserverait pur de faiblesse, de mensonge, de trahison et de cruauté ?
Il n'y a pas de mal tant qu'on ne dit que du bien de soi.
Il faut vivre pour soi, et non pour les autres.
On n'est véritablement bien que chez soi.
Il est curieux de voir comme chacun tire à soi dans la crainte de n'avoir pas une assez grosse part au gâteau.
N'aimer que soi, cela doit être bien monotone.
Vivre avec soi est une belle aventure.
Chacun pour soi, c'est la règle et la coutume du genre humain.
Quand on ne porte pas l'amour de soi jusqu'à la haine des autres, on est tranquille, on se croit en règle.
L'amour de l'humanité est une abstraction à travers laquelle on n'aime guère que soi.
L'homme n'ayant d'autre but que soi n'agit que par rapport à soi en vue de son bien exclusif.
Mieux vaut la défiance de soi qui rend faible que l'estime de soi qui rend ridicule.
Loin de chez soi, ce n'est plus chez soi.
L'amour des autres oblige à un peu d'amour de soi.
La rupture avec soi est le plus court chemin pour aller à soi.
N'aimer que soi : il y a déjà de quoi s'occuper !
Le vrai intellectuel, c'est celui qui ne fait pas de soi et de son idéal le centre de l'univers.
L'opinion qu'on a de soi est celle qui change le moins.
L'amour de soi est bon et nécessaire, il est inséparable du sentiment de l'honneur.
Quand on est soi, on a toujours une valeur ; quand on copie, on n'est plus rien.
Il n'est pas d'égoïsme plus implacable que celui que l'on étend à ce qui n'est pas soi.
Préférer à soi celui de qui l'on attend le bonheur, c'est encore de l'égoïsme.
Aller à confesse, c'est accomplir un devoir, en se livrant à cette occupation délicieuse : parler de soi.
Dans un salon d'hôtel, où le hasard rassemble des gens qui ne s'étaient jamais vus et qui ne se reverront jamais, l'un raconte ce qu'il est, l'autre ce qu'il a, le plus intelligent ou le mieux élevé ce qu'il sait ; mais chacun parle de soi : chacun, à sa manière, fait la roue.
Parler de soi c'est révéler à la fois ce qu'on est et ce qu'on voudrait être.
Dire sa joie est un bonheur ; confier sa peine est un soulagement. Heureux ou malheureux, on a besoin d'occuper les autres de soi.
On trouve le temps long quand on ne pense qu'à soi.
On critique volontiers quand on a trop bonne opinion de soi.
À ne vouloir être que soi, on finit pas être moins que soi.
On se fait à tout, même à soi.
Pour vivre avec douceur, le grand art est d'apprendre à bien vivre avec soi.
Sacrifice de soi : Principe ! tout amoindrissement de soi est mauvais.
Avancer, toujours avancer dans la connaissance, la recherche de soi.
Chacun de nous vit en soi, cherche en soi l'unique béatitude digne d'un être ennemi de toute dépendance, qui, trop sage pour s'épandre au dehors, pour se donner bêtement comme une source dont la terre altérée boit les eaux, se concentre en lui-même, reçoit, attire, absorbe, sans jamais rien rendre, volontairement du moins, et jouit au dedans de soi d'une félicité d'autant plus pleine, plus inaltérable, qu'elle est plus solitaire. On ne craint point les tempêtes dans le vide.
L'amour de soi, sage et bien ordonné, ne cherche à nous rendre heureux qu'en agissant de manière que tous les autres le soient avec nous ; l'amour-propre, toujours injuste et exclusif, cherche son bonheur aux dépens des autres, et ne le trouve jamais.
Comment vivre sans inconnu devant soi ?
Ne vivre que pour soi, c'est être vraiment mort pour les autres.
N'être jamais content de soi, c'est le caractère du vrai mérite.
Il faut être soi sous peine de n'être rien d'autre.
On ne peut aimer celui de ses visages qu'on essaie de masquer en soi.
La maternité ! égoïsme sublime, amour de soi dans un autre.
Méditer, c'est entrer en soi sans quitter le monde.
Chacun pour soi, Dieu pour tous.
On n'aime que soi, et on ne devrait craindre que soi. C'est ce que la religion veut nous apprendre lorsqu'elle nous recommande de nous haïr nous-mêmes : elle sait bien que nous ne prendrons pas l'avis à la lettre.
Quand on n'a pas d'argent, il faut donner beaucoup de soi.
La seule passion qui naît avec l'homme et ne le quitte jamais est l'amour de soi.
L'affectation empêche d'être soi, et ne permet pas d'être un autre.
C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.
Chacun est maître chez soi, et dans sa propre cause?