Supplions les historiens de mettre un peu d'histoire dans leurs fictions, et les cafetiers de mettre un peu de café dans leur chicorée.
Nous devons apprendre à avaler les couleuvres de bonne grâce : on ne devient homme qu'à ce prix, et cela vaut toujours mieux que de mâcher à vide. Si j'étais condamné à ne rien faire, je supplierais Dieu de m'envoyer quelques bons chagrins qui me donnassent de l'occupation.
Mille fois j'ai supplié l'Éternel de mettre fin à ma vie, de me laisser descendre sous la terre, et je ne comprends pas qu'il n'exauce pas cette pauvre prière.
L'opinion est excédée des meurtres, des brigandages, de la violence et de la malhonnêteté qui sévissent de façon permanente. Elle supplie pathétiquement le pouvoir de la protéger ; celui-ci, en retour, ne lui adresse que des paroles édifiantes sur la compréhension et la pitié que l'on doit à ses bourreaux.
Un peuple vraiment disposé à s'insurger, éclate, va chercher des chefs, les supplie, les force de se mettre à sa tête, mais n'attend pas qu'on l'organise.
Mieux vaut mourir que supplier, supplier c'est s'abaisser.
Quand je souffre d'une injustice et que je n'ai plus de doutes sur l'intention, jamais je ne lutte, cela me semblerait une dégradation, jamais je ne supplie, ce serait une bassesse. Mon instinct est le silence, je me retiens dans ma dignité.
Cinquante personnes auraient beau me supplier à genoux, quand j'ordonne, on m'obéit.
Le coupable supplie, implore ; l'innocent se révolte, et jamais à prier ne descend.
Les hommes vous supplient, on se croit la plus forte, et c'est vrai, pendant tout le temps qu'ils vous désirent, on peut tout. Leur argent, leur bonheur, leur famille, tout leur paraît vain. Mais si on laisse passer le bon moment, si on les laisse penser une seule fois, pendant une toute petite minute, qu'après tout ils pourraient vivre sans vous, c'est fini, ma belle ! Ils se retrouvent tout d'un coup avec leurs millions, leurs bonnes vies tranquilles, et toutes les autres jolies filles du monde, pour beaucoup moins cher, à leur disposition.
Quand on est malade, il faut offrir toutes ses douleurs, peines et langueurs à notre Seigneur, et le supplier de les joindre aux tourments qu'il a endurés pour nous.
Un tempérament impétueux, violent, jaloux, avide d'amour et de baisers, un enfant gâté, bavard, vantard, buveur, séduisant, n'est jamais comblé ; plus il obtient, plus il demande, et d'un ton de plus en plus impérieux ; il exige, supplie, menace ; sa stratégie amoureuse est sans défaut. Il caresse et endort la créature inquiète qu'il désire, puis la réveille par des cris de jalousie. Ses coups sont des coups bas.
Toutes les femmes sont les mêmes, elles aiment se faire prier quand ce n'est pas supplier.
Le coupable supplie, et l'innocent s'indigne.
J'aime cent fois mieux me priver que de supplier.
On ne s'avilit point quand on supplie un père.
Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez !