La vertu consiste dans l'absence de faute, tout le reste n'est que vain bruit.
Le propre de la vertu est d'éviter l'envie, la convoitise, la colère et la médisance.
La vertu se dissipe à l'approche de l'amour, comme les brouillards devant le soleil.
La vertu est sans faste, elle se suffit à elle-même, et n'a pas besoin de tous les colifichets dont s'enveloppe l'orgueil.
Les femmes tiennent moins à leur vertu qu'à la réputation qu'elles en ont, et il leur importerait assez peu d'être vertueuses si elles étaient assurées d'être crues telles.
C'est une canaillerie que de se servir des faiblesses de son prochain pour s'exercer à la vertu.
La vertu seule peut faire la félicité de l'homme.
L'amour de la nature est un acheminement à la vertu.
Instruite, la vertu calcule aussi bien que le vice.
Hélas ! je n'ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle.
Pour enseigner la vertu, il n'y a qu'un moyen : c'est d'enseigner la piété.
La vertu, dans toute sa pureté, est simple, sublime, naturelle, sans vanité, sans ostentation, et trouve en elle seule sa gloire et sa récompense.
La vertu acquise a plus de mérite que la vertu naturelle, mais elle a moins de charme.
La vertu seule produit l'amour, parce que seul elle produit le dévouement.
Honore ta vertu en n'en parlant pas.
La plus grande vertu de l'homme est la curiosité.
On voit se soutenir la vertu persécutée et honorée, mais rarement la vertu persécutée et méprisée.
La vertu n'est point vertu qu'autant qu'on se fait de force pour la pratiquer.
Il y a dans la vertu une noblesse, une élévation que les cœurs vils et rampants ne sauraient atteindre.
La vertu du vieillard, c'est la sagesse.
La vertu de l'adolescent, c'est la pudeur ; la vertu de l'homme mûr, c'est la justice.
Il n'est vertu que pauvreté ne gâte.
L'innocence est la page blanche ; la vertu est la page écrite.
Une vertu pratiquée sans effort est une qualité, non une vertu.
Qui plante la vertu ne doit pas oublier de l'arroser souvent.
La vertu est le dévouement au devoir, et non à l'amitié, à l'amour, aux affections humaines.
Il n'est point d'armes plus puissantes que la vertu.
Ceux qui affligent certaines âmes sont les gardiens de leur vertu.
La vertu est le triomphe de la générosité sur l'intérêt.
Quand la vertu sort d'une source obscure, son obscurité est illustrée par les actions et le mérite de l'homme. L'honneur sans la vertu, et qui n'est formé que de vains titres de grandeur et de noblesse, n'est qu'une enflure hydropique. Ce qui est bon par lui-même, est bon sans nom et sans titres, et ce qui est vil reste toujours vil, malgré les titres.
La vertu qu'accompagne la satisfaction d'avoir fait du bien est préférable aux richesses.
Enthousiaste oisif de la vertu, vous bornerez-vous sans cesse à l'admirer, sans la pratiquer jamais.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent, et ses charmes, qui font les délices des âmes pures, font le premier supplice du méchant qui les aime encore, et n'en saurait jouir.
La véritable vertu est renfermée dans des bornes très étroites, ses règles sont fixes et déterminées : à droite et à gauche de sa route se rencontre le vice.
Tout passe dans le monde, les plaisirs, les honneurs, les richesses ; et nous ne nous trouvons pas, à la fin de nos jours, plus heureux pour avoir goûté les uns et possédé les autres. La vertu ne s'écoule pas ainsi, comme les choses humaines ; elle ne laisse point de dégoût ni de satiété dans le cœur ; plus on en jouit, plus on l'aime : on ne peut jamais se repentir d'avoir souffert pour elle ; on a seulement le regret, quand on connaît ses charmes, de ne l'avoir pas toujours suivie.
La véritable vertu n'est point opposée à la véritable gloire qui est la récompense de toute bonne action : elle en suit l'éclat, parce qu'elle est humble, mais elle ne la méprise pas.
Donner des louanges à un homme qui les mérite, c'est payer son tribut à la vertu.
La vertu surmonte tout quand elle est douce, simple, ingénue et modeste.
On ne peut voir la vertu sans l'aimer, et l'on ne peut l'aimer sans être heureux.
Il y a vertu à dompter ce qui fait pâlir le commun des hommes.
Il n'est chez les hommes aucun pouvoir plus grand que la vertu. Tôt ou tard la piété obtient un prix glorieux.
Qui périt pour la vertu ne meurt pas.
La vertu fait le salut des peuples.
La vertu, quand on l'aime, porte de nos bienfaits le salaire elle-même.
Ceux qui manquent de sensibilité ne manque pas de s'en faire une vertu : ils appellent cela du caractère.
On croit à la vertu de certaines plantes, et l'on doute de celle des hommes.
La modestie est une vertu, la timidité est un défaut.
Vertu n'a pas en amour grande prouesse.
La vertu est la fille du ciel, heureux celui qui la cultive dès son enfance.
La vertu sans douceur ni politesse est un appât sans hameçon.
La vertu n'est peut-être que la politesse de l'âme.
L'argent, l'argent, dit-on ; sans lui tout est stérile. La vertu, sans l'argent, n'est qu'un meuble inutile.
Il y a dans la véritable vertu une candeur et une ingénuité que rien ne peut contrefaire et à laquelle on ne se méprend point.
La vertu des femmes ressemble à un instrument à corde, on en jouit mieux dans la chambre. La vertu des hommes est un instrument à vent qui produit plus d'effet en plein air.
La vertu triomphe de la générosité sur l'intérêt.
La vertu qui se noie se raccroche parfois aux branches, et une fois sauvée, elle se tient sur ses gardes.
La vertu est le plus grand et le plus nécessaire de tous les biens.
La vertu ne consiste ni dans la privation volontaire des jouissances légitimes, ni dans la recherche de la douleur ; elle consiste à supporter avec courage et patience le jeûne forcé des plaisirs ; à ne point nous les procurer aux dépens d'autrui, et à ne point oublier que les plus cuisants chagrins se boivent, le plus souvent, à la coupe du plaisir.
La vertu rehausse l'état de l'homme, et le vice le dégrade.
La vertu est le milieu entre deux extrêmes dont l'un pèche par excès, et l'autre par défaut.
La vertu a ses délices au milieu des souffrances?