Prête l'oreille à la voix de la justice, et oublie pour toujours les conseils de la violence.
De la violence on a glissé trop vite vers la brutalité. Celle-ci est si fréquente qu'elle est devenue la règle. C'est au berceau qu'on apprend à être tueur, pas à l'âge adulte.
Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes.
Il est plus facile de conduire les masses par la douceur que par la violence, car la force est toujours au grand nombre.
La colère, c'est la violence des faibles.
La colère qui nous porte à rejeter avec violence ce qui nous choque, naît ordinairement de l'orgueil, et l'orgueil croît à proportion qu'on s'estime plus grand par son mérite ou par ses qualités extérieures. L'homme sensé qui a l'âme aussi élevée que son rang, croirait s'abaisser et s'avilir, s'il s'abandonnait aux transports honteux de la colère.
De la haine d'autrui dérivent l'envie, le méchant vouloir, père de la violence et de la ruse.
Qui use de la violence subira à son tour la violence.
Quand l'homme effraie une femme par sa violence, elle se rend supérieure en restant calme.
Les personnes faibles sont incapables d'un amour profond. Elles n'oseraient s'exposer ou se livrer à tous les bouleversements que cause cette passion. Pour l'éprouver dans toute sa violence, il faut avoir une grande force d'âme.
Je me suis rarement battu, parce que dans ma violence, j'aurais écrasé mon adversaire.
La faiblesse est sujette à la violence, elle n'a pas le courage d'agir sans s'exaspérer.
L'honneur me défend, de faire violence au cœur de mon enfant.
La violence, c'est la guerre.
Dans le vaste domaine de la nature vivante il règne une violence manifeste, une espèce de rage prescrite qui arme tous les êtres in mutua funera. L'homme tue pour se nourrir ; il tue pour se vêtir ; il tue pour se parer ; il tue pour attaquer ; il tue pour s'instruire ; il tue pour s'amuser ; il tue pour tuer.
Il y a des douleurs physiques dont la violence, parvenue à un degré intolérable, tient l'action de la sensibilité quelque temps interrompue. On ne sent plus, on ne souffre plus, on n'est pas mal.
La violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un échec.
Faute d'évidence qui les impose, les religions politiques font appel à la violence.
On dérobe furtivement une bagatelle ; on vole souvent avec violence le bien d'autrui.
La violence est juste où la douceur est vaine.
Il y a dans toute vie des moments de tempête, des raz de marée imprévisibles dont la violence nous étonne et nous déstabilise. Il y a des temps qui ne sont pas cléments, avec des bourrasques de doutes ou des rafales d'effrois qui vont meurtrir et déchirer des cieux de sérénité ou des périodes d'accalmie que l'on estimait avoir bien méritées.
La violence ne rend point un empire durable ; la modération l'affermit et le conserve.
Ni la flamme dévorante, ni les vents furieux, ni les traits lancés par une main vigoureuse, n'égalent en violence une épouse dédaignée, qu'agissent également l'amour et la haine.
L'amour porte deux arcs : celui des grâces qui fait le bonheur de la vie et celui de la violence qui y répand le trouble.
L'amour par sa violence est toujours fatal à lui-même.
Nature n'endure mutations soudaines sans grande violence.
La violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'autre.
La douceur fait plus que la violence, et on réussit souvent mieux avec la queue du renard qu'avec la griffe du lion.
Il y a des violences que l'on ne peut jamais pardonner.
La douceur qui succède à la violence n'est souvent qu'une fatigue.
N'essaie jamais de redresser une branche tordue, personne ne fait violence à la nature.
Plutôt que de souffrir la violence, mieux vaut se donner la mort.
De la force à la violence, il n'y a que l'épaisseur d'une haie.
On perd son droit et sa force en employant la violence.
Avec la violence on ne fait rien de beau?