Les emportés n'ont que le premier feu de mauvais, les violents sont bien plus dangereux.
L'amour, c'est une fièvre trop violente pour durer.
Tout désir violent est un commencement de démence ; or, qui n'a éprouvé de violents désirs ? Il est des esprits forts qui, s'ils ne croient pas au surnaturel, croient au hasard, ce qui n'est souvent qu'une autre forme de superstition.
L'homme violent ou doux de caractère, rongera ou brisera le frein qu'une femme, surtout la sienne, voudra lui imposer, ne fût-ce que par moments. Pour que l'homme obéisse comme un enfant à une femme, il faut que cette femme elle-même soit toujours enfant avec lui ! Un homme qui ne cède pas à la colère d'une femme en rira où s'en vantera ; mais un homme qui ne cède pas à la douceur, surtout si la raison en dicte les termes, est un monstre !
Les violents conquièrent le monde, les pacifiques le gardent.
Les passions les plus violentes nous laissent quelque fois du relâche, mais la vanité nous agite toujours.
Les passions violentes sont autant de tigres qui nous déchirent.
La colère est à la fois le plus aveugle, le plus violent et le plus vil des conseillers.
Une passion violente porte une sorte d'excuse avec elle, c'est un malheur autant qu'une faiblesse, mais succomber sous une médiocre, c'est lâcheté.
Tout ce qui est violent en sentiment n'est pas de longue durée.
Le monde autour de nous est à la fois violent et moraliste.
De tous les hommes, le plus facile à gouverner pour une femme, c'est l'homme violent. La violence est un de ces gros écueils à fleur d'eau dont se rient les pilotes les plus novices. Il suffit de savoir les tourner, c'est à quoi la plus ingénue s'entend à merveille.
Les passions les plus violentes sont les moins durables, une fois éteintes, l'illusion cesse.
Les caractères violents, comme les cailloux raboteux d'un ruisseau, se polissent ou s'usent l'un par l'autre.
Quand, dans un pays, il y a des partis acharnés les uns contre les autres, des haines violentes, il faut que ces partis disparaissent, que ces haines s'apaisent, avant que la liberté soit possible.
Le racisme n'a jamais été plus violent que de nos jours. Les immigrés n'en sont pas les seules victimes.
La gloire aime les violents qui ose toucher le bord de sa robe.
Le violent qui prie à genoux, est moins près de Dieu que des cailloux.
Les haines entre époux deviennent d'autant plus violentes qu'ils se sont mutuellement frustrés de l'espérance du bonheur.
N'adoucissons jamais les violents, ils deviennent venimeux.
Souvent, que de tendresse de cœur chez les violents d'esprit !
L'homme violent et emporté est le plus souvent franc et ouvert ; l'homme rusé est fin et spirituel ; l'homme rigide et sévère est probe, sage, dur et régulier ; mais l'homme faible emprunte la violence, la ruse et la sévérité sans prendre en même temps la franchise, l'esprit et la probité.
Un amour violent veut seulement punir et cependant pardonner ensuite. — Le plus haut degré de l'amour ne connaît que oui et non, point d'intermédiaire, point de purgatoire, rien que le ciel et l'enfer.
Les violentes commotions de l'âme, comme les violents exercices du corps, laissent ou plus fort ou plus faible.
Toujours au plus violent orage a succédé le calme.
Les orages de l'esprit sont une fête pour les violents.
Les orages d'amour sont les plus violents.
Rien n'est plus doux que le miel des violents.
Le droit qui triomphe n'a nul besoin d'être violent.
Ce n'est pas la mort qui est violente, c'est la vie. La douleur entre avec nous au berceau, et elle ne nous quitte plus.
Les plus violentes distractions ne peuvent émousser les traits de la douleur ; et souvent au plus fort du plaisir, une image sinistre en vient gâter la plénitude.
La colère est peut-être de toutes les passions violentes celle qui nuit le plus au corps même. Rien n'altère plus la santé que les emportements : ils corrompent le sang, bouleversent les humeurs, changent totalement la constitution, et conduisent précipitamment au tombeau.
En amour, des feux trop violents font souvent une ingrate.
La volonté, soufferte à contretemps, est le plus violent poison inventé par l'homme.
Il y a moins à redouter d'une colère qui éclate soudainement, bien que violente et terrible, car cette colère n'a pas le temps de viser le but, ni l'adresse de l'atteindre ; il suffit qu'avec prudence on se cache à ses coups, pour qu'elle tombe sous son propre effort et meure dans le retard.
Certains naissent malhonnêtes et violents comme d'autres naissent boiteux et bossus.
L'entrée du ciel est aux audacieux, et il n'y a que les violents qui l'emportent.
Rien n'est violent comme la faiblesse et défiant comme la candeur, par la raison qu'un excès se punit par un autre, et que la force calme est seule juste.
Les résolutions violentes causent de violents repentirs.
La colère déchire le voile hypocrite qui dissimule l'opinion vraie d'un homme sur un autre, comme un vent violent chasse les nuages qui nous cachaient la sérénité du ciel.
Quand la surexcitation violente de la passion a pour cause et pour objet une action qui nous paraît blesser nos intérêts, nos affections ou la justice, elle s'appelle la colère.
Laissez les transports, les jalousies, les manifestations violentes aux amours passagères !
Quand deux feux violents se rencontrent, ils consument l'objet qui alimente leur furie.
Un mal violent veut un remède extrême.
Un caractère violent est un caractère faible.
Un homme de caractère violent, facilement ému, trop expansif passe pour fort aux yeux de ceux que renferme en eux-mêmes une sorte d'inquiétude placide — cependant qu'il envie en eux la prudence qui les garde de s'engager. Le premier se débat aveuglément, au milieu d'un obscur nuage d'où il lui faut à tout prix sortir pour voir enfin ce que les autres ont aperçu de prime abord, dans leur calme, et surtout le danger.
On aime une personne douce, on la recherche, tout le monde serait charmé de vivre avec elle. On évite au contraire celui qui a le caractère dur, violent, impérieux ou inflexible ; et quand on se fait éviter, on ne tarde guère à se faire mépriser. L'esprit dur reste seul, personne ne veut de lui : l'impérieux tyrannise, on le déteste : le violent irrite, le contredisant fâche, l'inflexible révolte, le bourru se fait haïr, et l'on se venge du brutal par de cruelles vengeances, ou par des insultes plus piquantes encore que les siennes.
Jeune homme, vous qui avez un caractère dur ou violent, imitez l'homme doux et complaisant. N'épargnez rien pour acquérir la douceur de l'esprit et des manières. Quoi qu'elle coûte, on ne l'achète jamais trop cher : les avantages qui la suivent sont d'un prix inestimable. La parole douce acquiert beaucoup d'amis et adoucit les ennemis. Montrez de la douceur dans tout ce que vous faites, et vous serez plus aimé que si vous faisiez les actions les plus éclatantes.
Une jalousie violente et secrète, c'est un sentiment que l'amitié n'éteint pas toujours.
Les manières d'un homme violent font sur un homme calme la même impression que celles d'un homme ivre. Le ton violent dérange notre repos, désorganise notre accord. On aborde rarement les hommes avec un ton de ce genre. L'amour même quand il débute par des formes trop impétueuses est rarement heureux.
L'homme violent qu'on fait rentrer dans son caractère prétend toujours qu'on l'en fait sortir.
La haine la plus violente est silencieuse comme les dogues les plus dangereux.
Les consolations indiscrètes ne font qu'aigrir les violentes afflictions.
Rien n'est si violent en amour que l'incertitude, et surtout la crainte d'être trompé.
L'homme brusque déplait ; l'homme violent dégoûte?