La volupté met autant de soins à chercher l'ombre que la troupe des plaisirs bruyants en met à se produire pour rendre le public témoin de sa joie.
La réputation cherche le monde, et la volupté est heureuse de pouvoir vivre à l'écart.
Rien de plus funeste à la société que le voluptueux, c'est-à-dire celui qui ne recherche le plaisir ni avec ce choix de sentiment qui l'épure, ni avec cette délicatesse de goût qui ne fait que s'y prêter ; celui qui, n'ayant nuls principes, vicieux par air, débauché par oisiveté, ne trouve plus que du dégoût dans l'habitude du plaisir, et ne peut corriger ce dégoût que par des excès qui deviennent des besoins, d'autres excès plus grands encore.
Tout s'émousse dans l'habitude ; l'amour s'endort sans volupté.
Les crimes auxquels la volupté nous porte sont plus atroces que ceux que la colère occasionne.
L'amour vrai repousse le cœur rassasié de froides voluptés.
La volupté même et le bonheur ne se perçoivent point sans vigueur et sans esprit.
La volupté est faite de désir, de perversité, de curiosité allègre, d'insistance libertine.
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.
L'amour est le piment de l'amour, et rien mieux que le cœur ne corse la volupté.
La vertu est immortelle ; la volupté ne dure qu'un instant.
Redoute la volupté, elle est mère de la douleur.
La volupté est un vrai séducteur que l'homme a sans cesse à ses côtés, qui le tourmente, le presse, et l'entraîne vers le mal sous l'appât trompeur des plaisirs.
La volupté est un sujet d'étude qui brûle toujours ceux qui ne prétendent que l'observer.
La volupté, ce condiment de la vie conjugale, est le poison du célibataire.
La volupté conduit au vice, et le vice aux plus grands malheurs.
Il est plus glorieux de triompher de la volupté que des ennemis les plus redoutables.
L'amour a besoin de croire, la volupté s'en passe.
La volupté, qui flatte, échauffe, irrite notre imagination par des espérances et des songes, ne donne jamais ce qu'elle a promis.
La volupté marche devant nous, et cache sa suite.
La seule volupté, selon la nature, c'est celle dont on ne se rassasie jamais
La volupté, une fois rassasiée, rejette avec dédain ce qu'elle avait désiré avec emportement.
En plongeant au fond des voluptés, on en rapporte plus de gravier que de perles.
La volupté, comme une fleur rare, demande les soins de la culture la plus ingénieuse.
La volupté fuit quand nous croyons la saisir, et nous laisse le dégoût, l'ennui et la lassitude à la place du plaisir.
La gloire et la vérité ont leurs délices : elles sont la volupté de l'âme et du cœur.
Entre tous les défauts les plus dignes de blâme évite l'avarice et fuis la volupté : Un homme passe pour infâme sur ces vices honteux sitôt qu'il est noté.
La volupté est étrangère aux personnes raisonnables.
La volupté, voulant une religion, inventa l'amour.
La femme mariée la plus chaste peut être aussi la plus voluptueuse.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
Trois genres de vie différents partagent tous les hommes : la vie active, la vie spéculative et la vie voluptueuse.
La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve la volupté.
Tout ce qui vit sur la terre, et jouit de la lumière du soleil, est esclave de la volupté.
L'amour est la volupté de deux esprits qui se comprennent, de deux cœurs qui s'échangent.
La volupté suppose beaucoup de choix dans les objets, et de la modération dans la jouissance.
Une violation de la volupté est pour l'individu la plus efficace des causes de ruine morale et physique.
L'innocence des mœurs a sa volupté qui vaut bien celle du délire des passions ; elle laisse à l'âme plus de calme et de doux souvenirs sans aucuns regrets ou remords.
Mieux vaut surmonter la volupté qu'en faire usage?